Maria Crawford a longtemps suivi Michael Jackson au cours de ses tournées mondiales. Fan de l’artiste depuis l’âge de huit ans, elle a assisté à quasiment tous les concerts anglais du Dangerous Tour. A l’âge de 17 ans, elle a commencé à suivre Michael dans ses déplacements à travers le monde.

En octobre 1997, la jeune anglaise est en Afrique du Sud, à Cape Town, lorsque Michael vient donner les derniers concerts de sa tournée HIStory. Comme à son habitude, Michael se rend dans des orphelinats pour apporter des jouets aux enfants dont beaucoup avaient perdu leurs parents à cause du SIDA, ou dans des hôpitaux.

Michael était clairement touché par la condition de ces enfants. Il était aussi beaucoup plus accessible, ouvert et chaleureux envers les fans qui n’hésitaient pas à dormir en bas de son hôtel.

Le 3 octobre 1997, la jeune femme suit donc Michael au Red Cross Children’s Hospital, dans la banlieue de Cape Town. Elle n’entre pas avec lui mais c’est Joe Wilcots, le photographe qui accompagne Michael, "un homme merveilleux, chaleureux et doux ", selon Maria Crawford, qui va raconter à la jeune fille ce qui s’est passé d’extraordinaire au cours de la visite de Michael et qui reflète exactement l’âme et la sensibilité du chanteur.

"Michael faisait le tour de l'hôpital avec des médecins et des infirmières. Il faisait ce qu’il faisait habituellement - saluer les enfants dans les chambres, leur donner des cadeaux, passer du temps avec eux.

gallery_7_1329_166880

Alors qu’ils marchaient le long d'un couloir entre les chambres, Michael a repéré une pièce séparée avec un enfant dedans. Il a demandé aux médecins pourquoi l'enfant était seul et quelle était cette pièce. Les médecins lui ont dit qu'il s'agissait d'une salle de quarantaine où seul un personnel restreint pouvait entrer parce que l'enfant était gravement malade et qu'ils ne savaient pas ce qu’il avait ou si la maladie du garçon était contagieuse.

Les médecins ont continué leur chemin mais Michael est resté en arrière, et quand ils eurent avancé un peu, il s’est glissé dans la pièce. Les médecins et les infirmières ont paniqué, mais aucun d'eux n'a voulu suivre Michael dans la pièce sans protection. Joe m'a dit qu'ils regardaient par la fenêtre pendant que Michael s’est assis sur le lit avec l'enfant, lui a parlé et l'a embrassé sur le front. Puis Michael est sorti calmement de la pièce. Les médecins ne voulaient pas le réprimander- c’était Michael Jackson, après tout - mais ils étaient clairement anxieux.

Joe Wilcots a demandé à Michael pourquoi il l'avait fait ça – pourquoi diable avait-il pris ce qui aurait pu être un risque grave pour sa propre santé. Michael a répondu très simplement: 'J’ai voulu faire ce que la mère de l'enfant aurait fait si elle avait été là.' Il savait qu'aucun danger n'aurait empêché un parent de s’approcher de son enfant. Aucun risque n'aurait empêché une mère de voir son enfant et de s'assurer qu'il se savait aimé.

Cet évènement incarne depuis, pour moi, la relation de Michael avec les enfants. Il semblait ressentir l'amour et la responsabilité d'un parent pour chaque enfant dans le monde."

Plus tard au cours de cette même journée, Michael Jackson s'est rendu dans un magasin de jouets de la ville et a laissé entrer des dizaines d’enfants à qui il a permis de choisir le jouet de leur rêve. Une jeune femme présente dans la foule a, elle, réalisé, son rêve en serrant Michael dans ses bras. "Je peux mourir tranquille maintenant, j’ai rencontré Michael Jackson", dit-elle. Et Michael de lui répondre avec humour : "s’il vous plait, ne mourrez pas tout de suite !".

 Source: truemichaeljackson.com (traduction: onmjfootsteps.com)

Le témoignage de Maria Crawford a été publié dans un livre sorti en 2013, A Life for L.O.V.E. Un livre qui traite uniquement des actions humanitaires de Michael Jackson et qui regroupe de nombreux témoignages comme celui-ci. Uniquement en anglais, en vente sur amazon